Thème imposé de la VAE 2017 / La liberté – 130 ans de la statue de NY

Pour être en accord avec l’esprit philanthropique de FDID le thème de l’année 2017

La Liberté éclairant le monde (Liberty Enlightening The World), plus connue sous le nom de Statue de la Liberté (Statue Of Liberty),

Elle fut construite en France et offerte par le peuple français, en signe d’amitié entre les deux nations, pour célébrer le centenaire de la Déclaration d’indépendance américaine.

La statue fut dévoilée au grand jour le en présence du président des États-Unis, Grover Cleveland. Le projet fut confié, en 1871, au sculpteur français Auguste Bartholdi. Au cœur du bloc qui compose le socle, deux séries de poutres rattachent directement la base à la structure interne imaginée par Gustave Eiffel de façon que la statue ne fasse qu’un avec son piédestal. Quinze ans avant l’inauguration, Bartholdi avait déjà envisagé de construire son bâtiment sur l’île de Bedloe. Dans son esprit, elle y était déjà construite et tournée vers son continent d’origine, l’Europe dont elle accueillait et allait continuer d’accueillir les immigrants. Ce n’est qu’en 1956 que le Congrès décida du changement du nom de l’île en Liberty Island, c’est-à-dire « île de la liberté ».

Les différentes pièces de la statue furent assemblées à Paris, dans les ateliers Gaget-Gauthier Rue de Chazelles, tout près du Parc Monceau, de 1881 à 1884. La statue ainsi montée pour la première fois reçut alors plusieurs visiteurs de marque tels que le président de la République Jules Grévy et l’écrivain Victor Hugo. Le 4 juillet 1884, jour de la fête nationale américaine, eut lieu la cérémonie du don puis le démontage commença en février 1885.

La statue fut envoyée à Rouen par le train, puis elle descendit la Seine en bateau avant d’arriver au port du Havre. Après une traversée mouvementée et retardée par une tempête, elle entra dans le port de New York le 17 juin 1885, à bord d’une frégate française, l’Isère, et reçut un accueil triomphal de la part des New-Yorkais. Afin de rendre la traversée possible à bord d’un tel navire, la statue fut démontée en 350 pièces, réparties dans 214 caisses, en sachant que le bras droit et sa flamme étaient déjà présents sur le sol américain, où ils avaient été exposés une première fois lors de la Centennial Exposition, puis à New York. 36 caisses furent réservées aux rondelles, rivets et boulons nécessaires à l’assemblage. Une fois arrivée à destination le 17 juillet 1886, la statue fut ré-assemblée en sept mois, sur son nouveau piédestal dont le financement s’était accéléré grâce aux dons de nombreux Américains enthousiastes. Les différentes pièces furent jointes par des rivets en cuivre et le drapé permit de résoudre les problèmes de dilatation69.

Le 28 octobre 1886, la statue de la Liberté fut inaugurée en présence du président de l’époque, Grover Cleveland, ancien gouverneur de New York, devant 600 invités et des milliers de spectateurs. Aucun Noir n’était invité à l’inauguration de ce monument censé aussi inspirer la fin de l’esclavage, pas plus que Joseph Pulitzer, juif et étranger, ou les femmes, d’où la manifestation de suffragettes. Le monument représentait ainsi un cadeau célébrant le centenaire de l’indépendance américaine, livré avec dix années de retard. Le succès du monument grandit rapidement : dans les deux semaines qui suivirent l’inauguration, près de 20 000 personnes s’étaient pressées pour l’admirer. La fréquentation du site passa de 88 000 visiteurs par an, à 1 million en 1964 et 3 millions en 1987.

 

 

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